Église Saint Martin

 

ÉGLISE ACTUELLE

            L’église actuelle, rare monument survivant des édifices baroques du nord de la France, est dans le style de la Renaissance néerlandaise. Elle fut construite au 18° siècles en remplacement de l’église romane datant du 13° siècle qui a brûlé en 1640 et 1656, elle-même  construite sur les fondations d’un oratoire élevé par St Martin en 380. Elle a été classée monument historique en 1921 et restaurée de 1957 à 1960.

 

DESCRIPTION

            Son large vaisseau, divisé en 3 nefs et 5 travées par 8 colonnes ioniques en pierre de Soigny est du type “ Église Halle ”

Nef centrale avec voûtes en berceau portant à l’avant dernière voûte des armes taillées dans la pierre et difficilement lisibles.

Bas-côtés de même hauteur en voûtes d’arêtes.

Le chœur, éclairé par deux couples de vitraux superposés.

côté évangile

côté épitre

Six pilastres corinthiens en bois supportent une corniche circulaire.

Dans le cul de four du fond, une peinture murale découverte au cours des travaux de restauration, représente Saint Martin, évêque, qui domine, majestueux, cette église qui lui est dédiée. Cette fresque naïve est un rare témoin de cet art du milieu du XVIII ° siècle.

 

A REMARQUER DANS CETTE ÉGLISE

Les stalles et boiseries du chœur de style Louis XV

La chaire en chêne

Le maître autel de marbre blanc devant une peinture (Nativité) signée Van Mine 1757

Le carrelage du chœur, milieu XIX° , avec sa grande étoile à 12 pointes, reproduisant celle de la nativité à Bethléem.

La table de communion en chêne sculpté et historié: la Cène (autel actuel recto-verso) insignes du pape, des évêques, emblèmes eucharistiques.

- Les pierres tombales au pied des autels de Notre-Dame et Saint Joseph . On remarque à droite de l’autel de Saint Joseph la sépulture d’un sieur Martin de Robespierre. A gauche, la pierre tombale de Antoine de Dourges (1766) où des fouilles (Novembre 59) firent découvrir des ossements, un caveau et plus bas des tuiles romaines.

 LES VITRAUX

   côté gauche( du fond vers l’autel) : Annonciation, Adoration des mages, Crucifixion, Ascension, Assomption.

   côté droit ( du fond vers l’autel.)Saint Charles Borromée communiant les pestiférés de Milan. Saint Louis , roi de France, apportant la couronne d’épines. Saint Félix de Nole préférant la palme des martyrs à la crosse. Saint Jules I° Pape accueillant Saint Athanase. Saint Martin partageant son manteau ( portant la date 1937 et la signature MAGNE ).

 LES TABLEAUX

Au-dessus de l’autel de la Sainte Vierge, copie de la crucifixion de Rubens. Au-dessus de l’autel de Saint Joseph, Saint Martin défenseur des opprimés devant l’empereur Valentinien à Trèves.

 LE VESTIBULE ( sous la tour ) en pierres blanches et en briques plates qui a l’allure d’une salle de garde fortifiée à la Vauban avec une fausse clé de voûte à trappe.

La chapelle Sainte Philomène (liste des soldats de Carvin tués pendant la guerre 14-18)

Dans la chapelle des fonts baptismaux, bustes reliquaires en bois de Saint Martin soldat de Saint Bernard.

A droite du petit portail, la plaque funéraire du Frère Martin, instituteur, mort en odeur de sainteté.

 

A L’EXTÉRIEUR DE L’ÉGLISE

 

En sortant, admirer la “ TOUR ” qui abrite un carillon de 22 Cloches.

Au-dessus du portail encadré par quatre pilastres toscans, la statue de Saint Martin.

La galerie du 3 ème étage avec sa balustrade dorique.

Au-dessus des cadrans de l’horloge, les armes des Melun, comte puis prince d’Epinoy “ d’azur à sept tourteaux de gueule posés trois, trois et un, et au chef d’or ” plus couronne ducale,  plus lambrequins de prince.

Sur le cadran sud, la date de 1748, date de la fin de la construction de l’église.

A l’étage supérieur sur chaque face, trois arcades en plein cintre imitées du style roman de Vézelay.

Sous les pots à flammes de la balustrade supérieure, face sud, la date 1702, fin de la construction commencée vers 1690.